Retrouvez l’interview accordée par Eugène NDIAYE, Directeur Général de la Société d’Embouteillage Casamançaise (SODECA)

Retrouvez l’interview accordée par Eugène NDIAYE, Directeur Général de la Société d’Embouteillage Casamançaise (SODECA), lors de 4ème edition de l’African Business & Social Responsability Forum. Notez que la SODECA a été laureate du Prix SME AWARD OF SOCIETAL INNOVATIVE ACTION 2020.

 

Si vous devriez donner des solutions pour aller vers le développement durable, quelles seraient-elles ?

Eugène Ndiaye: Dans un panel précédent, un médecin disait que ce qu’il faudrait que nous comprenions c’est que nous ne sommes pas susceptibles d’être atteint du cancer, mais que nous avons déjà le cancer… Aujourd’hui, chacun voit midi à sa porte et il y a un ensemble d’actions à mettre en place. Mais cet ensemble à mettre en place doit être aussi bien du côté macro, c’est-à-dire de l’Etat, que du côté micro, donc de l’entreprise.  A l’intérieur de l’entreprise, dans sa communication interne, il faut des changements de comportement. Cela doit se faire avec les autres acteurs que sont les politiques, l’administratif. Il est véritablement urgent que nous comprenions que nous devrons changer de comportement. Et c’est là le minimum que nous puissions faire.

 

Aujourd’hui, il y a des initiatives qui ont réussi dans certains pays, pour aller vers la massification de la distribution d’énergie, compte tenu de délestages encore récurrents par endroits. Que suggérez-vous pour aller plus vite ?

Il faudrait savoir quelles sont les offres proposées. Nous avons la connaissance assez précise du solaire, mais la biomasse et l’éolien sont autant d’autres solutions techniques non encore vulgarisées en Afrique. Il faudrait faire connaître le champ du possible, en termes de solutions techniques qui soient accessibles financièrement. En Europe, elles le sont parce qu’il y a des accompagnements, des subventions, un système de revente de son excédent d’énergie dans le circuit public… En Afrique, cela reste encore hors de prix. Il ne s’agit pas seulement d’être conscient, il s’agit de savoir qu’elles sont les offres et d’être accompagné. Dans tous les cas, nous avons besoin d’instaurer un mix-énergétique, dont une bonne dose de vert.

J’ajoute que la RSE ne soit pas uniquement une démarche volontaire, donc de générosité, mais une démarche responsable et citoyenne.

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